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Actualités / Les addictions, un point clé de la politique de prévention de l’entreprise

Les addictions, un point clé de la politique de prévention de l’entreprise

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Les addictions, un point clé de la politique de prévention de l’entreprise

Alcool, tabac, drogues, médicaments, jeu, téléphone, Internet ou hyper-connexion : la palette des risques d’addictions est large. Les addictions sont prises très au sérieux par les psychologues, les médecins du travail et les ressources humaines des entreprises. Ce problème de santé publique a de multiples impacts sanitaires et sociaux.

 

Les addictions, un point clé de la politique de prévention de l'entreprise

 

Un absentéisme répété de courte durée, des retards réguliers, une baisse de la qualité de travail et de l’assiduité. Des relations professionnelles dégradées, un isolement inhabituel, des variations d’humeur… et si cet employé souffrait d’une addiction ?

 

L’addiction se définit par l’impossibilité de changer son comportement malgré la connaissance des risques. La lutte contre ce fléau entre dans le cadre de l’article L4121 du Code du Travail est de l’obligation de sécurité de l’employeur. Ce risque majeur doit être pris en compte dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (Duerp). Collègues, managers, ressources humaines : différents acteurs peuvent aider à repérer les signes d’addiction. Les médecins du travail sont des alliés précieux pour le diagnostic et le traitement de l’addiction. 

 

Quelques chiffres sur l’addiction (alcool, drogue, travail...)

 

Chaque année en France, la consommation de substances psychoactives est directement responsable de 100 000 décès par accidents ou par maladies, dont 40% de cancers. Les addictions seraient liées à 30% des décès dit « prématurés », c’est-à-dire avant 65 ans (1).

 

Selon l’Inserm, 10 à 20 % des accidents du travail seraient dus à l’alcool (3). Les psychologues estiment que 5 % des travailleurs souffriraient d’addiction au travail. Les conséquences psychosociales sont graves, allant parfois jusqu’au burn-out ou au suicide (2).

 

Sensibiliser les managers et les employés à la détection conduites addictives

 

Les managers, un relais essentiel entre les équipes et la direction

 

Les managers sont garants de l’organisation, des bonnes pratiques et des valeurs de l’entreprise. Leur position est évidemment stratégique pour la détection des addictions. Ils doivent apprendre à discerner un travailleur qui souffre d’addiction.

 

La connaissance des procédures à suivre leur permet de diffuser des messages de sécurité. Ils orientent parfois vers les médecins du travail ou les services sociaux. Attention : le stress lié à leurs responsabilités et la culture des repas d’affaires en fait également des sujets particulièrement à risque.

 

Les employés

 

Chaque employé doit être informé des risques pour sa santé et la sécurité. Il doit être sensibilisé aux réglementations en vigueur (codes du travail, pénal, de la santé, de la route…) et doit prendre connaissance du règlement intérieur de l’entreprise. Aucune présence en état d’ébriété ou sous emprise de psychotropes n’est tolérée dans l’entreprise. À noter : les pots d’entreprise « alcoolisés » entre collègues sont des situations à risques. Certaines sociétés proscrivent tout alcool sur les lieux de travail.

 

La bonne pratique avec un employé en détresse

 

Quand un salarié souffre d’addiction, il est nécessaire d’en informer l’employeur. Il ne s’agit pas de délation : cela peut éviter un accident et la mise en danger du salarié et/ou des tiers. Si son état le nécessite, les secours doivent être alertés en appelant le 15, le 18 ou le 112. L’employé doit être retiré de toute activité à risque.

 

Gérer un employé souffrant d’une addiction repose sur le respect de sa vie privée et celui du secret médical. L’absence de tout jugement est essentielle pour maintenir un climat de confiance.

 

Comment traiter l’addiction ?

 

L’entreprise a pour mission d’aider le salarié à prendre conscience de son état d’addiction et à lui faire accepter de l’aide. Une consultation du médecin du travail permet de poser le diagnostic et de donner des pistes de soins. Des séances de thérapies comportementales, des groupes de parole, l’aideront à comprendre les causes de son addiction. Un poste adapté peut être étudié avec le médecin du travail.

 

Un cas particulier : l’addiction au travail

 

Dans les années 70, le psychologue Wayne Oates définit la notion d’addiction au travail. Il invente le néologisme “workaholic”, pour la désigner. En 1992 deux psychologues Spence et Robbins déterminent trois critères cumulatifs pour la définition de l’addiction au travail :

 

  • l’implication excessive dans le travail, l’impossibilité de prendre du repos
  • la tendance compulsive à travailler pour combler un vide
  • la faible satisfaction.

 

Le travailleur excessif a une motivation financière ou d’ego. Le travailleur compulsif, pour sa part, n’éprouve plus de satisfaction. Son addiction lui évite surtout d’éprouver un sentiment de mal être.

 

Les risques psychosociaux

 

Les relations sociales du travailleur compulsif se dégradent. Il s’isole, les relations avec les collègues et la famille se dégradent. Une étude réalisée en 2012 par la Revue internationale de sécurité et d'ergonomie au travail (JOSE) démontre un taux d’isolement, d’insomnie et de dépression élevé chez les addicts au travail. Un terrain très favorable au burn-out.

 

Quelques pathologies liées à l'addiction au travail

 

Ulcères, reflux gastriques, surpoids, maladies cardiovasculaires… le stress et la fatigue génèrent également de nombreuses pathologies. Elles sont souvent aggravées par un diagnostic et une prise en charge tardifs.

Sources

  1. intervenir-addictions.fr
  2. CSE-Guide.fr
  3. www.inrs.fr

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